Actu
Twitter Facebook email print

Protection du littoral : des moyens « doux » de défense


Tous les articles 
Le 17 janvier 2011 Ault - | Crédit photo ©Altimage


En France, près d’un quart du littoral s’érode. La Picardie maritime a mis en œuvre deux moyens « doux » de résister à cette érosion.


L’érosion des côtes est un phénomène naturel que l’on observe partout dans le monde. En France, près d’un quart du littoral s’érode. Ce phénomène peut avoir un impact important sur les activités humaines, en matière de développement économique, d’urbanisation du littoral, de tourisme et de protection de la biodiversité. La Picardie maritime a mis en œuvre deux moyens « doux » de résister à cette érosion. Pour défendre la côte contre l’agression de flots marins, les hommes peuvent mettre en place des «moyens durs» ou des «moyens doux». Les premiers consistent en des digues, des épis ou des brises lames, destinés à s’opposer frontalement à la mer. Ce sont des ouvrages coûteux à la réalisation et à l’entretien mais hélas indispensables dans certaines configurations du littoral où les enjeux humains sont importants. L’autre moyen utilise la nature pour la contrer elle-même. Dans ce cadre, deux stratégies innovantes sont actuellement développées au Nord et au Sud de la Baie de Somme. A QUEND, L’EXEMPLE D’ECOPLAGE La première a été installée sous la plage de Quend en 2008 et permet d’y maintenir le sable ; moyen naturel de protection de la côte. Auparavant, le sable de la plage de Quend était emporté par les flots, ce qui fragilisait la plage et la digue de la ville. Le nouveau dispositif de défense contre la mer a été installé par la société ECOPLAGE® détentrice du brevet. Il se compose d’un système de tuyaux enterrés à deux mètres sous le sable, qui draine l’eau de la plage et la renvoie en mer. L’effet est double. Tout d’abord, les grains de sable, désaturés d’eau, se resserrent, le massif de sable devient plus résistant à l’érosion et la plage est stabilisée. Ensuite, le procédé favorise l’engraissement de la plage. Les vagues, sur une surface de sable sec, déposent plus de sable qu’elles en n’en retirent. C’est donc le sable naturel, fixé par le dispositif, qui protège la plage de Quend. DEMAIN A AULT, L’ECO-QUARTIER DU MOULINET La seconde est un moyen de défense passive contre la mer. La ville littorale d’Ault est confrontée à l’érosion de ses falaises. Depuis de nombreuses années, elle a consacré l’essentiel de ses moyens financiers pour se protéger des éléments naturels en utilisant des moyens durs. Cela au détriment de l’entretien de son patrimoine historique bâti et, à fortiori, de tous ses nouveaux projets de développement. La solution, proposée par le Syndicat Mixte Baie de Somme – Grand Littoral Picard à la commune, a été de construire un nouveau quartier en retrait du littoral. Ce nouveau site urbain occupera une vaste propriété de 7 hectares, le Moulinet, rachetée en 2003, à cet effet. Il sera entièrement bâti sur ce terrain suivant les nouvelles techniques de construction, durables et responsables. Environ un millier de personnes l’occuperont. Au lieu de lutter frontalement contre la mer, en bord de falaises, la ville a décidé de reculer pour se développer durablement.






En image



Commentaires


Il vous reste caractères.


CONTRÔLE ANTI-SPAM

Combien font 6-2 ?
votre réponse :














greg80300, le 13/02/2011 à 19h00
en ce qui concerne la situation d'ault, il faut esperer que le casino, qui defigure le site sera rapidement rasé et offrira alors un formidable point de vue aux touristes

Répondre



Syndicat Mixte Baie de Somme - Grand Littoral Picard
1, rue de l'Hôtel Dieu
80100 Abbeville


Ce site Web utilise les cookies
Les cookies nous permettent d'analyser notre trafic.
Vous consentez à nos cookies si vous continuez à utiliser notre site Web

Accepter