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Pêcher dans le Hable d'Ault redevient possible

Jusqu’au 15 septembre, les passionnés de pêche à la ligne munis d’une carte fédérale peuvent taquiner carpes, carassins, amours blanc et autres poissons herbivores dans les eaux vives du Hable d’Ault.

Le 02 juin 2014, mis à jour le 03 septembre 2014
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2min
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Pêcher dans le Hable d'Ault redevient possible Crédit photo : Altimage

Suite à l’effondrement depuis plusieurs années des effectifs d’oiseaux d’eau dans le Hable d’Ault, propriété en partie de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage et du Conservatoire du littoral, une pêche expérimentale, menée en juillet et août 2013, a permis de mettre en évidence une surabondance de carpes qui pourrait constituer l’une des causes de l’absence de végétaux et donc d’oiseaux.

« La diminution du nombre d’anatidés et de foulques est très probablement liée à la disparition progressive de la roselière et à l’absence de végétation dans le plan d’eau, assure la délégation interrégionale nord-ouest de l’ONCFS. Le Syndicat Mixte Baie de Somme - Grand Littoral Picard, gestionnaire du site, a mis en évidence que l’hypothèse d’une surabondance de poissons herbivores était une explication à prendre très au sérieux. »

Fin 2013, le Comité de Gestion de la Réserve s’est ainsi prononcé pour la mise en place de prélèvements sélectifs de poissons. La pêche au filet posant de nombreux problèmes techniques non encore résolus et nécessitant plusieurs procédures d’autorisation, il a été décidé qu’une pêche à la ligne, menée de manière régulière de certaines espèces (carpes, carassins, amours blancs) sans remise à l’eau, serait expérimentée en 2014.


Une pêche gratuite mais réglementée

Pour ce faire, l’ONCFS, le Conservatoire du Littoral, le Syndicat Mixte Baie de Somme – Grand Littoral Picard et la commune de Cayeux-sur-mer ont confié à l’association de pêche « la Caouaise » le soin d’organiser une pêche contrôlée jusqu’au 15 septembre, de 6h à 22h, à titre gracieux, dans les conditions suivantes :

- ne sont ouvertes à la pêche que les espèces herbivores (toutes espèces de carpes, carassins, amours blancs) sans limitation du nombre de prises par jour ;
- aucune remise à l’eau n’est autorisée ;
- le nombre de pêcheurs autorisés chaque jour est de 10 au maximum ;
- chaque pêcheur peut utiliser 3 cannes au maximum ;
- les pique-niques familiaux, tant sur le lieu de pêche que sur la zone de stationnement des véhicules, sont interdits ;
- le nombre de pièces pêchées devra être déclaré à l’association qui établira un bilan en fin de saison (doivent figurer également dans ce bilan, la date de capture et le poids de chaque individu pêché) ;
- l’amorçage est autorisé sur la partie ouverte à la pêche ;
- les lieux doivent être nettoyés à la fin de la journée de pêche et aucun déchet ne sera toléré sur le site tant au niveau de la zone de pêche que du lieu de stationnement des véhicules.

Plus d’informations au 03 22 26 93 56




VOTRE OPINION

mickaël, le 02/06/2014 à 22h40
Bonjour, Je m'inquiète du devenir des poissons...j'espère réellement qu'il ne finirons pas mort sur les berges et qu'une remise à l'eau dans le domaine public sera faite.

carpiste 80, le 04/06/2014 à 07h15
c'est dommage de programmer une destruction massive alors que d'autre aappma se casse la tête à reempoissonner avec des budgets dérisoires ! surtout que çà changera rien à votre problème d'herbe un massacre pour rien c'est des carpes pas des vaches bravo messieurs

patrick triplet, le 07/06/2014 à 10h08
Bonjour. Cela fait un an que nous recherchons les meilleurs façons de faire pour lutter contre ce déséquilibre qui fait qu'il n'y a plus ni flore, ni roselière ni oiseaux sur le site. Tous les carpistes connaissent la règlementation en matière de carpes. Pour des pêches massives, il faut une autorisation préfectorale, puis une autre pour stocker le poisson en attendant son évacuation, puis une autre pour le transport de carpes vivantes de plus de 30 cm, puis un certificat sanitaire afin de garantir que les carpes ne portent pas de maladies qui pourraient être introduites ailleurs. Ensuite, il faut vérifier que le site où elles pourraient être introduites n'est pas lui non plus soumis à des problèmes sanitaires, et que la population de carpes qui s'y trouve déjà n'est pas en sur-effectif. Ces procédures, si elles aboutissent mettent environ 1 an et demi, pendant lesquels le milieu continuerait à se détériorer.

patrick triplet, le 07/06/2014 à 10h11
Nous avons également pensé au canal de la Somme. Mais là aussi, il y a des difficultés. Si l'introduction est trop proche de l'embouchure, les éventuelles remontées salées risqueraient de tuer les poissons et d'autre part, le canal est mal connue en matière de peuplement piscicole. Ne risque t'on pas de faire mieux que bien. En bref, la décision n'a pas été prise à la légère, de nombreux points de vue ont été écoutés, toutes les précautions ont été prises pour que l'opération redonne de la vie au plan d'eau, pour le bien des oiseaux... et des poissons.

caouais, le 07/06/2014 à 10h26
Tout a été vu, pensé, organisé avec la fédération de pêche etc. alors quand on ne maîtrise pas un sujet autant s'abstenir d'écrire des commentaires éronnés (en référence aux messages du 2 et du 4 juin). vive la pêche raisonnée et exemplaire dans les eaux vives du hable !

carpiste 80, le 09/06/2014 à 18h06
oui sur les maladie ces claire faut faire attention ! mais ceux que je veut dire aussi etes vous certain a 100% que le probleme est resolue ? avez vous au moins analiser les eaux quand ont sait que les bas champs sont proche du hable et a coter du petit cours d eau ? vu les produit utiliser dans l agriculture une roseliere sa s entretiens aussi !quand a monsieur caouais vous n apporter aucun element pour une personne qui maitrise sont sujet bref en plan d eau qui pourrais accueillir ces carpe je pense a gamache qui repeuplerais sont cheptel perdu en 2011

patrick triplet, le 16/06/2014 à 11h24
Pour répondre à Carpiste 80, oui, tous les autres aspects relatifs à la gestion du plan d'eau ont été analysés par le service scientifique du Syndicat mixte. Aucune décision n'est prise à la légère. Tout est réfléchi, discuté, vérifié. Et pour la roselière, notre constat est fait. Lâcher des carpes dans un plan d'eau connait deux difficultés que vous n'ignorez pas : l'état sanitaire des carpes à relâcher et du plan d'eau d'accueil ainsi que la capacité du plan d'eau à accueillir des poissons. S'il y en a déjà ne va-t-on pas aboutir à une surpopulation. S'il n'y en a pas, il faut savoir pourquoi. Et les procédures administratives sont très longues et très complexes.

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