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Perturbation et détérioration
1. Notion de perturbation
Le terme perturbation
apparaît dans les deux directives :
> Directive Oiseaux (CEE 79/409)
L'article 5 interdit « de les
perturber intentionnellement, (…) pour autant que la perturbation ait
un effet significatif, eu égard aux objectifs de la présente directive
».
> Directive Habitats (CEE 92/43)
L’article 12 précise que les Etats membres doivent interdire en particulier
« la perturbation intentionnelle
de ces espèces, notamment durant la période de reproduction, de dépendance,
d’hibernation et de migration ».
La perturbation correspond à tout comportement inhabituel adopté en
réaction à une activité. Par ce terme on entend ici, l’action et l’effet
de cette action.
Selon que la perturbation a ou non des conséquences sur la survie de
la population (par possibilité de mort de l'individu dérangé ou de sa
descendance), on considèrera qu’il a un impact significatif ou non significatif.
Par le terme « impact », on entend la conséquence de la perturbation.
Par exemple, un dérangement d’un site peut occasionner sa désertion
complète par les oiseaux d’eau. L’observateur pourra constater cette
désertion mais ne pas forcément conclure en terme d’impact significatif
s’il ne sait pas où sont partis les oiseaux. L'impact non significatif
est également connu sous l'appellation d'effet.
Trois éléments sont à prendre en considération dès lors que la notion
de perturbation est abordée :
· Les Etats membres doivent prendre des mesures préventives pour éviter
les perturbations liées à un événement prévisible. Ces
mesures ne s’appliquent qu’aux espèces pour lesquelles les sites ont
été désignés.
· Les perturbations doivent être évaluées au regard
de l’état de conservation des espèces concernées.
· Il y a « perturbation
d’une espèce sur un site lorsque les données relatives à la dynamique
de la population pour ce site montrent que l’espèce en cause pourrait
ne plus constituer un élément viable dudit site par rapport à la situation
initiale.
Toutes les activités peuvent avoir un effet perturbant. Elles ont généralement
un impact non significatif : pas de conséquence sur l’individu, sa progéniture
ou sur la population de cette espèce à court, moyen et long terme.
Sur les sites Natura 2000, la circulaire ministérielle en date du 28
novembre 2000 précise que « c’est au cours de l’élaboration du document
d’objectifs propre à une ZPS qu’il devra être tenu compte de la vulnérabilité
des espèces (d'oiseaux) pour la définition des mesures qui seraient
éventuellement à prendre pour maintenir ou restaurer un état de conservation
favorable des espèces d’oiseaux pour laquelle la zone a été classée
».
En application de cette circulaire, le présent document d’objectifs
propose des mesures :
Pour les espèces de la
Directive Habitats, sur l’ensemble
du site. Deux espèces principales, les phoques veau marin et gris, sont
concernées. La bonne santé de leurs effectifs et les mesures déjà prises
pour la sauvegarde des animaux sont deux éléments à prendre en compte
dans les actions à proposer.
Pour les espèces d’oiseaux
de l’annexe I de la Directive Oiseaux,
sur la ZPS qui correspond à la réserve naturelle et à la réserve de
chasse Authie Somme.
Il n’y a donc aucune mesure spécifique Oiseaux en dehors de la ZPS.
Cependant, les mesures proposées pour les habitats et les espèces de
la Directive habitats tiennent compte des exigences des différentes
espèces d’oiseaux, notamment celles de l’annexe I de la Directive Oiseaux.
Il s'agit essentiellement des dates d'exécution des actions afin que
celles-ci ne soient pas sources de dérangements ou d'échec de la reproduction
(par exemple les périodes de fauche).

Zone de protection spéciale
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La réserve naturelle
de la baie de Somme |
Notion de détérioration
Une détérioration est une dégradation physique touchant un habitat qui
se traduit par une modification de son état de conservation. Tout événement
qui contribue à la réduction des surfaces couvertes par un habitat naturel
pour lequel le site a été désigné peut être considéré comme une détérioration.
Tout affaiblissement des facteurs nécessaires pour le maintien à long
terme des habitats peut être considéré comme une détérioration.
Il y a détérioration d’habitat dans un site lorsque la zone couverte
par l’habitat dans ce site est réduite ou que la structure spécifique
et les fonctions nécessaires pour le maintien à long terme ou le bon
état de conservation des espèces typiques associées à cet habitat sont
réduites par rapport à leur état initial.
Les détériorations réelles ou potentielles sur le site Pic 01 sont :
> La disparition totale et définitive d’habitats (retournement de
prairies…)
> La transformation d’habitats (drainage)
> Le piétinement lié à des activités humaines récréatives.
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